Le Cerfa 13404-13 a longtemps encadré certaines déclarations préalables de travaux, mais cette version est désormais ancienne. Avant tout dépôt en mairie, il faut identifier la procédure adaptée au projet, vérifier les règles d’urbanisme locales et réunir les pièces justificatives : une erreur de formulaire peut retarder le chantier, voire imposer de reprendre le dossier.
L’article en bref
Le Cerfa 13404-13 est une ancienne référence pour des travaux soumis à déclaration préalable. Pour déposer un dossier aujourd’hui, le bon réflexe consiste à vérifier le formulaire en vigueur et les exigences applicables au terrain concerné.
- Version à jour : Vérifiez le formulaire officiel avant de préparer votre demande.
- Travaux concernés : Une façade, une clôture ou une petite extension peuvent nécessiter une déclaration.
- Dossier cohérent : Adaptez plans et pièces justificatives à la nature du projet.
- Délais à anticiper : Comptez généralement un mois après réception d’un dossier complet.
La démarche dépend des travaux, du bâtiment et des règles locales : confirmez ces trois éléments avant d’engager le chantier.
Cerfa 13404-13 : à quoi servait cette déclaration préalable ?
Le Cerfa 13404-13 était utilisé pour certaines déclarations préalables portant sur des constructions, travaux, installations ou aménagements ne relevant pas d’un permis de construire. Il s’agissait d’une formalité d’urbanisme, et non d’un formulaire fiscal, même si les travaux peuvent avoir des conséquences fiscales, notamment au regard de la taxe d’aménagement.
La déclaration préalable permet à la mairie d’examiner un projet au regard des règles applicables, dont celles du plan local d’urbanisme (PLU). Elle doit être obtenue avant le commencement des travaux concernés : ce n’est pas un simple document à ajouter après coup à un dossier de chantier.
Quels travaux peuvent nécessiter une déclaration préalable ?
Selon leur nature, leur ampleur et leur emplacement, une modification de façade, une clôture, une petite construction ou certains changements de destination peuvent nécessiter une formalité. Un ravalement ou le remplacement de fenêtres visibles depuis l’extérieur peut également être concerné lorsque les règles locales l’imposent.
Les seuils de surface ne s’appliquent pas de manière identique à tous les projets. À titre de repère, certaines constructions nouvelles de faible superficie relèvent d’une déclaration préalable entre 5 et 20 m² ; dans certaines zones urbaines couvertes par un PLU, une extension peut relever de cette formalité jusqu’à 40 m², sous conditions.

Quel formulaire utiliser à la place du Cerfa 13404-13 ?
Le numéro 13404-13 correspond à une ancienne version : il ne faut pas reprendre automatiquement un PDF conservé sur un ordinateur ou trouvé sur un site non actualisé. Pour certaines déclarations préalables de cette catégorie, le Cerfa 16702*02 est indiqué comme formulaire de remplacement, mais la référence applicable doit être vérifiée au moment du dépôt.
Le choix dépend du bâtiment et des travaux envisagés. Un dossier concernant une maison individuelle ne relève pas nécessairement du même formulaire qu’un projet sur un immeuble ou un local professionnel. Consultez la démarche correspondant à votre cas sur Service-Public.fr ou demandez confirmation au service urbanisme de la mairie.
| Projet envisagé | Point à vérifier | Réflexe avant le dépôt |
|---|---|---|
| Travaux sur une maison individuelle | Catégorie de travaux et formulaire dédié | Consulter la notice officielle à jour |
| Travaux sur un immeuble ou un local professionnel | Nature du bâtiment et autorisation requise | Confirmer la démarche auprès de la mairie |
| Clôture ou modification de façade | Prescriptions du PLU et règles locales | Vérifier si une déclaration est nécessaire |
| Changement de destination | Travaux associés sur la façade ou la structure | Décrire l’usage actuel et l’usage prévu |
Les formulaires 13404 et 13703 restent cités dans de nombreux guides en ligne, car les anciennes démarches distinguaient différentes catégories de projets. Ces références historiques ne suffisent pas à déterminer le document à déposer aujourd’hui : le type de travaux et la réglementation en vigueur priment.
Préparer les pièces justificatives de la déclaration préalable
Un dossier utile à l’instruction décrit clairement le terrain, l’état existant et les transformations prévues. Les pièces justificatives varient selon le projet : il faut consulter le bordereau officiel associé au formulaire plutôt que joindre systématiquement les mêmes documents.
Le dossier peut notamment demander un plan de situation, un plan de masse, des plans de façades ou de toiture, des photographies et, selon les cas, un document graphique d’insertion. Les plans doivent permettre de distinguer l’existant du projeté et de comprendre l’implantation des travaux.
Surfaces, PLU et secteur protégé : les vérifications utiles
La surface de plancher et l’emprise au sol ne désignent pas la même chose. La première se rapporte aux surfaces closes et couvertes calculées selon des règles précises ; la seconde correspond à la projection verticale du volume construit, avec certaines particularités. Les confondre peut conduire à déclarer une surface erronée ou à choisir la mauvaise procédure.
Avant de remplir le formulaire, vérifiez l’usage actuel et futur du bâtiment, les surfaces créées ou modifiées, ainsi que les règles de hauteur, d’implantation et d’aspect du PLU. La présence d’un secteur protégé peut aussi entraîner des consultations spécifiques et allonger l’instruction.
Par exemple, Nadia transforme un ancien local professionnel en espace de rangement sans modifier les murs porteurs ni la façade. L’absence de gros œuvre ne suffit pas à établir qu’aucune démarche n’est nécessaire : elle doit vérifier les règles qui s’appliquent au changement de destination et à la parcelle.
Remplir et déposer le dossier sans retarder les travaux
Les informations du formulaire, des plans et de la notice doivent se répondre. Si le Cerfa indique une surface différente de celle dessinée sur le plan, ou si la description des travaux reste vague, la mairie peut demander des pièces complémentaires et retarder l’instruction.
Décrivez les transformations concrètement : création d’une extension, remplacement des menuiseries, pose d’un abri, modification de toiture ou édification d’une clôture. Vérifiez aussi les coordonnées des demandeurs, les références cadastrales et la présence de toutes les signatures requises.
- Confirmer que le projet relève bien d’une déclaration préalable plutôt que d’un permis.
- Vérifier la version du formulaire sur une source officielle.
- Comparer l’adresse et les références cadastrales avec les documents du terrain.
- Calculer séparément la surface de plancher et l’emprise au sol.
- Faire correspondre les surfaces déclarées aux plans et à la notice.
- Contrôler le bordereau et joindre toutes les pièces demandées.
- Vérifier les règles locales si le terrain se trouve en secteur protégé.
Le dépôt en mairie peut se faire selon les modalités prévues par la commune, parfois par voie dématérialisée. Conservez le récépissé ou l’accusé de dépôt : il permet notamment de repérer le point de départ de l’instruction.
Délais d’instruction et autorisation de travaux
Le délai de droit commun est généralement d’un mois à compter de la réception d’un dossier complet. Il peut être majoré dans certaines situations, notamment en secteur protégé ; si des pièces manquent, le délai peut également être affecté pendant la régularisation du dossier.
Il faut attendre une décision de non-opposition ou l’échéance du délai applicable avant de commencer les travaux. Une absence de réponse peut valoir accord tacite dans de nombreux cas, mais certaines situations particulières obéissent à d’autres règles : en cas d’enjeu important, demandez une confirmation écrite au service urbanisme.
Après la décision : affichage, validité et taxe d’aménagement
Une fois l’autorisation obtenue, les travaux doivent respecter les plans et prescriptions acceptés. L’autorisation doit être affichée sur le terrain, de manière visible depuis la voie publique, pendant la durée réglementaire : cet affichage informe les tiers et fait courir leur délai de recours.
La déclaration préalable peut aussi avoir des conséquences fiscales. Selon le projet, la création de surfaces peut être soumise à la taxe d’aménagement ; son éventuelle application et son calcul dépendent des caractéristiques des travaux et des règles en vigueur. Le Cerfa d’urbanisme n’est donc pas un formulaire fiscal, même si les renseignements déclarés peuvent alimenter des démarches fiscales ultérieures.
L’autorisation est en principe valable trois ans, avec des règles encadrant l’interruption des travaux. Conservez la décision, les plans approuvés, les justificatifs d’affichage et les documents relatifs à la fin du chantier : ils pourront servir pour le suivi des travaux, l’assurance ou une vente immobilière.
Questions fréquentes sur le Cerfa 13404-13
Le Cerfa 13404-13 peut-il encore être déposé ?
Il s’agit d’une ancienne version. Avant tout dépôt, vérifiez le formulaire en vigueur sur Service-Public.fr ou auprès du service urbanisme de votre mairie ; le Cerfa 16702*02 est indiqué pour certaines déclarations de cette catégorie.
Quels travaux peuvent nécessiter une déclaration préalable ?
Selon leur nature, leur superficie et leur emplacement, une modification de façade, une clôture, une petite construction ou certains changements de destination peuvent être soumis à déclaration. Le PLU et les protections patrimoniales peuvent modifier les obligations.
Combien de temps dure l’instruction d’une déclaration préalable ?
Le délai courant est généralement d’un mois à compter de la réception d’un dossier complet. Une majoration est possible dans certaines situations, notamment en secteur protégé.
Peut-on commencer les travaux dès le dépôt du dossier ?
Non. Il faut attendre la décision de non-opposition ou l’échéance du délai applicable permettant, dans les situations concernées, de bénéficier d’un accord tacite. En cas de dossier incomplet ou de terrain protégé, demandez une confirmation à la mairie.




